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Astrologie | Qu’est ce que l’astrologie ?
A l’origine, étude de la correspondance présumée entre le mouvement apparent des astres et les phénomènes terrestres. Par extension, synthèse des correspondances universelles.
Qu’est-ce que l’astrologie?
Au cours des siècles, l’homme a pris conscience de l’unité de l’Univers. « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut », ont dit les Anciens. L’expérience physique contemporaine prouve que la loi de gravitation des astres est comparable à la loi de gravitation des composants de l’atome. Il est dès lors tentant de penser que la correspondance va plus loin encore. Ce ne sont pas seulement des mouvements symétriques et synchrones qui apparaissent à chaque instant en haut et en bas. L’image du ciel, stoppée à un instant particulier au-dessus d’un point du sol terrestre, n’est-elle pas, comme vue dans un miroir, la représentation de chaque être ou objet dont la vie indépendante commence ou se transforme au moment et au lieu considérés?
Peu importe le sens relatif des rotations perçues: seul compte le cliché saisi par l’objectif de l’esprit. C’est ainsi que s’exprime l’hypothèse astrologique.
Une question vient naturellement à l’esprit : dans le système qui nous englobe, quelle est la nature, quel est le rôle du temps? Est-il une réalité physique qui vient justifier la sensation subjective de succession? Est-il un facteur mathématique de caractère absolu? La question est d’autant plus opportune que l’astrologie fait état d’éléments liés à un tel paramètre.
Comment donner un sens aux mots passé, présent et futur? Les travaux des physiciens nous ont appris que le temps n’est pas un « invariant ». Il se comporte comme une quatrième dimension épisodique de l’espace. Sans un repérage spatial peut-on parler d’un écoulement de particules successives? Notre possibilité d’analyse n’intervient que dans la mesure où notre durée non dimensionnelle (l’Univers en expansion de notre vie intérieure) se confronte avec le volume de l’Univers extérieur, lui-même en expansion. Alors surgissent, de part et d’autre, des rythmes qui s’opposent ou s’exaltent, donnant naissance à une apparence de continuité numérique, cette donnée mobile étant relative au sens mathématique du mot : le mouvement du Temps n’a pas la même mesure pour deux observateurs en déplacement l’un par rapport à l’autre.
Un « Aujourd’hui » sans dimensions, se dilatant cependant à la manière des galaxies, puis devenant une continuité successive rapportée à un axe, dès sa projection dans l’espace, telle pourrait être une définition (imparfaite) de ce que nous nommons le temps. Cette idée déroutante aide à imaginer comment, toutes choses étant liées, une carte céleste peut contenir statiquement la représentation de toutes les virtualités d’un être amorçant un état nouveau, puis en fournir le schéma dynamique.
La simultanéité entre les positions astrales et les structures d’un sujet du microcosme n’entraînent pas, ipso facto, une prise de position concernant les principes généraux tels que matérialisme ou spiritualisme, déterminisme ou libre arbitre, causalité entre phénomènes jumelés ou simple valeur « indiciale ». Enfin, la nature du lien entre phénomènes d’en haut et phénomènes d’en bas n’a pas d’incidence sur l’efficacité de l’enquête astrologique. Celle-ci peut donc être menée sans préalable physique, mécanique, mathématique ou philosophique.